Connaissez vous le Trio Gagnant pour la scolarité de votre enfant?

 

 

Ca y est c’est la rentrée ..le mois de septembre avec une nouvelle année scolaire qui s’annonce .

 

Une année avec ces bonnes résolutions , une nouvelle école ou même l’entrée au collège pour les plus grands .

Parents , enfants , enseignants , tout le monde fait sa rentrée .

Alors celle ci peut être source de joie , de nouveautés , de nouvelles amitiés mais aussi de stress , d’angoisses d’échecs .

 

Souvent  rentrée scolaire rime avec enfants mais les adultes aussi reprennent le chemin de l’école et ces adultes sont les maîtresses, les enseignants de nos et vos enfants .

 

On oublie quelquefois que pour eux aussi l’année démarre avec une nouvelle classe , des nouveaux élèves et collègues  et des nouvelles contraintes.

Et parmi ces élèves il y a les nôtres , nos trésors , la prunelle de nos yeux  avec leurs besoins spécifiques , leurs spécificités , leur unicité !!

 

On leur confie notre plus beau projet , notre bien le plus précieux .

Alors oui vous êtes exigeants , et cela est normal et même dirons nous assez rassurants.

Nous parlons  alors PAP , PPS , adaptations  et même loi .

 

Mais avant de nous lancer dans une danse des protocoles  , des devoirs et des droits de chacun , ne pourrions nous pas juste faire une pause pour reprendre les bases .

 

La connaissance  n’est pas innée

 

 

Connaître les différents types de troubles d’apprentissages et leurs conséquences n’est pas innée .

 

 

Le travail principal des enseignants est de transmettre un savoir avec des outils pédagogiques divers et variés .

Pour la majorité des enfants , apprendre demande des efforts , de la méthodologie , de la répétition et de la mise en pratique.

 

Mais pour les enfants Dys ou à besoins particuliers ces ingrédients  ne suffisent pas .

L’accès aux sens des mots , des notions mathématiques , des relations entre les objets et des langues étrangères n’est pas si facile à intégrer .

Ce n’est pas le manque de  travail ou d’apprentissage des leçons qui est à mettre en cause mais le chemin d’accès qui est endommagé , parsemé d’embûches et de contraintes .

 

Lire semble si aisé pour les enfants sans difficultés particulières alors que pour les enfants dyslexiques ou avec un trouble attentionnel ou dyspraxique , cette activité demande beaucoup d’efforts , de concentration et de surcharge cognitive .

 

Mais comment alors les aider ?

 

Tout d’abord COMPRENDRE les troubles d’apprentissages:

 

  • COMPRENDRE le “dysfonctionnement” dans l”’accès à la lecture et à la retranscription écrite par exemple qui explique la dyslexique

 

  • COMPRENDRE que les outils  et les méthodes traditionnelles ne suffisent pas et ne conviennent pas pour certains

 

  • COMPRENDRE que chaque acquisition d’un jour ne veut pas dire acquis pour TOUJOURS.

 

  • COMPRENDRE que l’intelligence au sens propre du mot est conservée (et même pour la plus part supérieure selon les test de QI que les enfants “normaux”)

 

  • COMPRENDRE que le désir de l’enfant est de réussir et non d’être en échec

 

  • COMPRENDRE que les efforts et le travail sont le lot quotidien de ces enfants

 

  • COMPRENDRE que travailler et avoir des notes qui ne reflètent pas l’effort effectué soit démoralisant ,

 

Alors aujourd’hui cet article est pour essayer d’aider le TRIO  Parents – Enfant – Enseignant à travailler ensemble dans un seul but , unique , majeur: la réussite de votre enfant.

 

 

1er protagoniste de ce trio

 

Les parents

 

 

Quand le diagnostic d’un trouble d’apprentissage est posé , celui ci  apaise d’un certain côté les parents mais aussi déstabilise et angoisse.

Quand on est parent , avoir un enfant avec des  besoins différents n’est pas de tout repos.

Les émotions se bousculent , oscillant entre colère , incompréhension et peut être même quelquefois déni.

 

En tant que parent , on aimerait que nos enfants puissent avoir accès à une scolarité “normale” , plus ou moins linéaire mais dans la norme .

Aucun parent ne souhaite que son enfant rencontre des entraves , soit stigmatisé car fonctionnant différemment .

 

Alors , oui , peut être êtes vous trop protecteurs , mais qui pourrez vous en faire le reproche ?

 

Moi ? Non , j’ai fait les mêmes erreurs  .

Les enseignants ? Non plus mais à la différence de nous ils n’ont pas 2 ou 3 enfants ….mais plutôt 26 !!!

 

Alors pour garantir la meilleure collaboration parents – enseignants dans le seul but d’une scolarité épanoui de vos enfants , quelques modalités sont à privilégier .

 

Parents ,vous êtes les interlocuteurs principaux avec les enseignants et vous représentez votre enfant .

Septembre ….. c’est un mois que bien souvent les parents d’enfants Dys ou à besoins particuliers appréhendent .

 

Je sais de quoi je parle car même ergothérapeute , je reste en premier lieu maman de deux enfants Dys et quel stress ce mois de septembre !!

 

Quels professeurs va t’il avoir ?

Prendront ils en compte son PAP?

Va t’il tenir le rythme ?

Comment vont se passer les devoirs ?

Comment vais je m’organiser avec les prises en charge ?

 

Car oui les enfants Dys souvent n’ont pas finis leur journée après l’école et le collège .

 

Ils enchainent avec l’orthophoniste ( au moins une fois par semaine ), la psychomotricienne ( si elle peut le mercredi après midi tant mieux sinon c’est le soir ).

Ajoutons à cela la psychologue car pour l’estime de soi les troubles Dys c’est pas la bonne pioche .

Pour un peu qu’il ait besoin d’ergo … c’est le pompon .

 

Les journées démarrent à 8h le matin et terminent pas avant 19h .

Ah oui j’oubliais , les kinés .

Car oui il y a des enfants qui ont des pathologies autres  neurologiques , génétiques qui engendrent des difficultés scolaires mais aussi physiques 

Alors un peu tour chez le kiné …..

 

Au milieu de tout cela , ne pas oublier que souvent il y a des frères et sœurs , peut être eux même aussi en difficultés .

 

Et voilà une semaine de ministre bien remplie ….

Et avec tout ça ….il faut bien faire les devoirs en rentrant .

Au secours !!!!

 

 

 

Alors comment garder le cap , rester zen ,déterminé à accompagner au mieux nos enfants .

 

  • En premier lieu , ne pas hésiter à prendre rendez vous avec le  maître ou le professeur principal de votre enfant pour s’assurer que l’équipe enseignante est au courant du PAP ou PPS mis en place .

 

Par ailleurs pas la peine de faire cela dès la première semaine de classe .

Laissez le temps aux professeurs de rencontrer  votre enfant, de le connaitre , l’appréhender …bref comme tous les autres élèves .

 

Cela semble une évidence mais je sais que le stress des parents de la perte d’informations et de temps ( par exemple quand il y a changement de niveau entre le primaire et le collège ) est réel et peut amener quelquefois à se précipiter .

Toujours dans une optique de bien faire !!!

 

Peut être laisser passer 3 semaines et commencer à faire le tour … en commençant par le professeur principal , interlocuteur privilégié de l’équipe pédagogique .

Il doit veiller à la bonne application du PAP ou PPS de votre enfant par les autres professeurs .

 

Pour autant il est aussi là pour faire remonter les difficultés des enseignants , quelle que soit leur nature dans le cadre de l’application du PAP.

 

 

  • Dans un second temps, bien veiller à ce que le PAP ou PPS soit signé. Le PAP se signe chaque année pour réajuster les adaptations nécessaires . Un PAP valide doit être signé par les parents et l’établissement par l’intermédiaire de son représentant .

 

En parallèle tout au long de l’année , ne pas hésiter à remonter les éventuelles difficultés de votre enfant dans le cadre de sa scolarité mais toujours dans un but de dialogue , d’accompagnement plutôt que de reproches.

S’affronter ne sert pas à grand chose , encore moins à nos enfants .

 

 

 

2nd protagoniste de ce trio

 

Les enseignants

 

Je ne doute pas de l’investissement des enseignants dans l’accompagnement des élèves quels qu’ils soient .

Je ne doute pas de leur désir de faire au mieux pour TOUS

Je ne doute pas des efforts qu’ils font pour essayer de répondre aux besoins propres de chacun.

 

Non je doute des moyens mis à leur disposition .

 

Entendons nous bien , faire classe à 30 élèves avec chacun des besoins différents n’est pas si simple .

 

Intervenante depuis plus de 20 ans dans les écoles , je ne peux  que reconnaître que la majorité des enseignants prend en compte les besoins propres de chaque  élève .

Des irréductibles , des rigides il en existera toujours .

Des personnes qui pensent que les troubles d’apprentissage sont des excuses pour les mauvais élèves vous l’entendrez toujours .

Mais pour la majorité , ils essaient de faire le job au mieux .

 

Alors pour garantir une meilleure scolarité pour votre enfant rien ne sert de s’affronter .

Ceux qui en pâtissent le plus ce sont nos enfants .

 

La  difficulté première pour les professeurs est la multiplicité des profils .

Rien dans leur formation initiale ne prédispose les enseignants à connaître les troubles d’apprentissages et leurs conséquences .

Même dans le cursus scolaire de certaines formations paramédicales , le module sur les troubles d’apprentissage et leurs prises en charge est assez récent ,

 

Selon les difficultés rencontrées , des stratégies adaptations simples peuvent être mise en place .

 

1.   Pour les enfants qui présentent des difficultés de lecture , essayer de ne pas les faire lire en public , à haute voix.

Lire en public ne les aide pas , au contraire , l’appréhension majore leurs difficultés

Préférer une lecture oralisée par un camarades ou vous même .

La compréhension des consignes par la voie auditive est souvent à privilégier avec les enfants dyslexiques .

Par cette voie , la compréhension est préservée , performante .

Elle permet l’accès aux sens de la consigne et ainsi l’enfant pourra être évalué comme ses pairs .

 

  • Permettre une accès aux livres audio à la place des livres papiers pour que la voie d’accès à la connaissance  soit celle privilégiée.

 

  • Plutôt que d’agrandir la page dans sa totalité ( passage d’une A4 en A3)  plus facile je conçois mais pas très productive pour la plupart d’entre eux .

 

–  Privilégier une police plus adaptée comme la police Arial ,Verdana , Comic sans MS ou Open Dyslexie.

Mais s’il vous plait , abandonnez le Times New Roman  qui est vraiment très difficile à lire pour nos enfants Dys.

 

Espacer l’espace entre les mots pour permettre une lecture facilitée

( très important pour les enfants présentant un trouble neuro-visuel)

 

Augmenter les interlignes en passant à 1,15 ou 1,5 minimum entre les lignes .

 

– Pour les plus jeunes en cours d’apprentissage de la lecture , penser à adapter les documents avec des couleurs différenciées .

     

D’ailleurs cette adaptation devrait même être proposée aux enfants “normo lecteurs “( sans troubles d’apprentissages) .

Tout enfant en apprentissage de la lecture est au départ en situation d’apprenant .

 

Toutes ces adaptations sont tout autant possibles sur Open Office que sur Word .

Des gabarits peuvent même être préparés pour gagner du temps .

 

Pour la suite Libre office , l’extension Lire Couleurs permet toutes ces adaptations .

 

Pour la Suite Office , l’adjonction de la barre Studys ou du Ruban du cartable fantastique ajoute des fonctionnalités diverses et variées .

 

J’ai d’ailleurs écrit un article comparatif entre les deux suites bureautiques où vous pourrez retrouver tot leurs points forts, ainsi que leurs différences.

Vous pourrez vous y référer facilement

Pour mon enfant Dys Libre Office ou Microsoft Office ?

 

2.   Pour les enfants avec des troubles de l’écriture

  • Diminuer l’écrit en privilégiant les cours en version numérique ou transmis par l’ENT.

Si le choix est de donner des photocopies , alors s’il vous plait donnez leur en début de cours pour que l’enfant puisse suivre votre cours .

L’idée est de lui permettre de surligner , annoter le document  et se concentrer sur le contenu oral de votre cours .

Si donner le cours n’est pas possible , alors un gabarit avec les titres principaux  leur permettrait  de garder le fil conducteur du sujet abordé tout en participant aux cours .

 

  • Privilégier l’oral pour les évaluations

 

Bien d’autres adaptations sont possibles pour d’autres problématiques scolaires  ( sans parler des enfants informatisés qui feront l’objet d’un autre article ) mais  là n’est pas le sujet de cet article .

 

 

3eme protagoniste de ce trio

 

Les Enfants

 

 

Au centre de vos préoccupations mais aussi de celle des équipes enseignantes.

Comme tout enfant ne se lève pas le matin pour échouer , je ne connais pas beaucoup d’enseignant qui aspire à ce que leurs élèves sortent de leurs cours en se disant n’avoir rien appris .

Le métier d’enseignant est souvent une vocation mais vous pouvez rencontrer des exceptions ( il en faut bien pour confirmer les règles !!).

 

Leur choix initial de métier est de TRANSMETTRE comme de SOIGNER pour les médecins .

Il n’est en aucun cas de se lever le matin et de se résoudre à passer 8 heures enfermé dans des classes avec 25 enfants sans rien leur apporter .

 

Non je reste persuadée que pour 80 % d’entre eux , cette vocation est toujours là .

 

Mais les codes ont changés comme les exigences scolaires .

En plus du programme à appliquer ( dans des temps records souvent ) , on ne leur donne pas pour autant tous les moyens  utiles et nécessaires à l’accompagnement des élèves et surtout ceux à besoins particuliers .

 

Ils doivent pour certains se former seuls ,  rechercher des aides sur internet ou ailleurs , comprendre en  peu de temps ce que nous parents quelquefois nous avons mis des années à intégrer .

 

  • Qui en tant que parent n’a jamais dit à un de ses enfants :

“Apprends-tes tables de multiplication , c’est indispensable ?”

    • Qui  ne les a pas rabâcher dans la voiture lors des voyages ou d’autres occasions pour qu’ils les sachent ?
    • Qui ne s’est pas énervé d’avoir passé une soirée entière sur  une notion de grammaire pour se rendre compte le lendemain que tout s’était “envolé?
    • Qui a accepté de but en blanc que son enfant ait un trouble d’apprentissage sans douleur ?

 

 

PAS MOI …. je l’avoue .

 

Il n’y a rien de plus compliqué pour un parent ( même formé comme moi aux troubles d’apprentissages ) d’avoir un enfant “différent “ de l’image que l’on s’en est fait .

 

Rien de plus compliqué que de dire à son enfant “ tu fonctionnes différemment et cela a des conséquences sur ta scolarité , ta vie quotidienne , ta relations aux autres aussi “  et cela ne se voit pas .

C’est un handicap invisible mais tellement prégnant dans la vie de tous les jours .

 

Alors oui  c’est difficile aussi pour les enseignants d’intégrer en version rapide la leçon que nous parents nous avons quelquefois eu du mal à digérer .

 

Compliqué d’entendre que ce n’est pas sorcier d’adapter les documents alors que nous demandons , nous parents mais  aussi ,moi rééducatrice , une prise en compte spécifique de chaque enfant.

 

Compliqué de répondre aux normes de notation demandées par l’Education nationale ou l’écrit reste le ROI  dans le royaume de l’évaluation des connaissances .

 

Compliqué d’accompagner sans laisser de côté les autres élèves , “les bons élèves” comme on dit .

Car oui la réciproque existe .

Des parents d’enfants dits “ordinaires “ scolaires , doués savent s’insurger aussi sur les “inclusions massives “ comme ils disent de nos enfants .

“Cela va baisser le niveau “

Voilà ce que l’on peut aussi entendre en tant qu’enseignant .

 

Autant vous dire que cela m’hérisse les poils et qu’il ne vaut mieux pas qu’un jour un de leurs enfants aient besoin de mes services .

Mais au bout du compte qui est perdant …..Les enfants

 

Les enfants sont au centre de ce trio .

Pour autant le trouble d’apprentissage qu’ils ont est le leur et ils vont devoir vivre avec .

Avec ses contraintes , avec les limitations qu’il entraîne parfois .

Avec les interrogations que cela amène .

Mon propre fils s’est senti soulagé le jour où le diagnostic est “tombé” car l’image de lui qu’il avait était celle de quelqu’un “trop bête” pour comprendre .

Quelle douleur pour nous ses parents d’entendre des mots aussi durs .

Mais aussi quel soulagement pour lui , de se rendre compte qu’il n’était pas “bête” .

 

J’ai coutume de dire que souvent les enfants avec des troubles d’apprentissages n’ont pas le choix entre l’autoroute et les routes nationales .

Là ou les autres prennent l’autoroute , les nôtres n’ont pas d’autres alternatives que de prendre les routes avec les feux rouges , les stops , les passages piétons ,les limitations de vitesses .

 

Alors oui cela prend plus de temps , cela demande plus de frustration , de patience et de persévérance .

Mais pour autant ils arrivent et arriveront à la même destination que leurs pairs .

 

Alors faisons confiance à nos enfants, donnons leurs les moyens dont ils ont besoin .

Offrons leur un cadre d’apprentissage bienveillant et en complémentarité avec les exigences de l’école .

Accompagnons les au mieux dans leurs chemin de vie , qu’elle soit scolaire , quotidienne , affective .

Rassurons les sur leurs potentialités et leurs compétences qui ne sont pas inférieures à celle des autres enfants.

Expliquons leur bien que leurs “différences “n’est pas signe d’infériorité mais  que la neuro-diversité existe et est de plus en plus étudiée.

 

Alors dans quelque années peut être que l’on apprendra que ce sont EUX la norme et NOUS les gens dits “normaux “

les atypiques .

A suivre …l’avenir nous le dira .

 

Ps N’hésitez pas à laisser des commentaires ou à partager cet article s’il vous a plus .

Ensemble on va plus loin !!!

 

 

Au plaisir de vous lire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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